Ma dernière semaine de grossesse et l'accouchement (oh yeah!)

Publié le par Nimedhel

Bon, j'écris cet article alors que ça fait 1 mois que bébé est né, mais c'est pas grave! Comme ça, j'ai quand même l'expérience qui est notée tant que je me souviens des détails, hihihi...

 

 

Mercredi

Premier jour de la semaine, et on doit être à l'hôpital entre 7h30 et 8h pour voir le chef de service. On arrive un peu avant 8h, et on passe d'abord un monitoring d'un peu plus de 30min, où j'ai 2 contractions en 20min et un Nano extra mobile.

On va ensuite à la consultation avec le chef du service obstétrique, où une sage-femme/infirmière/interne (je pencherais pour la dernière option) observe mon col. Verdict: mou et semi-ouvert. Rien de probant, donc. En faisant l'écho juste après, Nano se montre un peu récalcitrant, et elle n'arrive pas à mesurer le diamètre de son bidou, et le docteur en chef doit regarder lui-même (il lisait mon dossier pendant que je me faisais examiner). Nano a un poids d'environ 3.6kg, comme les estimations de mon docteur le disaient. Une grosse bestiole, quoi. 

Ensuite, on parle de ce qui va se passer: monitoring vendredi, monitoring dimanche, et si lundi, toujours pas de Nano, je dois aller à l'hôpital vers 22h pour commencer l'induction, avec des cachets de prostaglandine. Si le travail n'avance pas après 24h, je retourne à la maison, et je dois revenir tous les jours (et ils réessaient une autre fois). Si le travail avance, mais qu'après un moment il stagne et que ça n'avance plus, césarienne (petite naine extra-stressée). Mais il se veut rassurant, en disant qu'à cet hôpital, la proportion de césarienne est de 16%, ou un pourcentage avoisinant. il me dit aussi qu'il y a de fortes chances que Nano pointe le bout de son nez avant qu'on en arrive à l'induction, parce que l'estimation de la date prévue n'est peut-être pas en accord avec mon cycle menstruel (qui est d'environ 31-35 jours, comparé à leur moyenne de 28). Pas de quoi m'inquiéter, donc (plus facile à dire qu'à faire). 

On revient à la maison vers 9h30, j'envoie un message à ma maman, mes soeurs, les fifilles, je fais quelques trucs, et, vers 10h, je me décide à aller faire une sieste, parce que dodo à 3h du mat la veille et réveillée à 5h par un Nano mobile qui ne m'a pas laissée me rendormir (plus le stress). Je dors genre vers 11h pour me réveiller... à 14h! Ca c'est de la sieste.

Il fait encore chaud, mais ça devient beaucoup plus supportable que les jours précédents, et je me sens un peu plus productive. Peut-être que je vais enfin pouvoir faire le rangement que j'essaie de faire depuis la semaine passée? Qui sait? Et peut-être que Nano va se décider à venir comme ça, pouf! Mystère et boule de gomme! 

 

Jeudi

J'en ai marre que Nano n'arrive pas, je cours un peu dans tous les sens, je m'active, je range, je fais des smoothies, des granitas... J'ai envie de fruits, fruits, fruits! Il fait quand même chaud à la maison, mais c'est raisonnable, et je suis quand même fatiguée. Et les contractions sont bien là, mais la plupart sont indolores. 

Puis, 18h. Les contractions se font plus sentir, je vais aux toilettes et... je perds le bouchon muqueux! Mais genre bien perdu, quoi! 

A partir de là, les contractions se font ressentir de manière plus régulière, même si ce n'est pas encore tout à fait ça... Toutes les 10, 15, 20min. Mais elles sont douloureuses (fin, pas vraiment super douloureuses, mais on les sent, quoi... C'est clairement pas du niveau de mes règles qui sont insupportables). Et puis, j'arrête pas d'aller aux toilettes, alors que j'ai été constipée toute la grossesse (TMI, mais ça peut être un signe de début de travail aussi!).

J'attends plusieurs heures, jusqu'à ce qu'elles se régularisent. A 22h, elles viennent environ toutes les 10min. J'appelle l'hôpital pour savoir quand je dois venir, sachant qu'on habite à 5min de là en voiture. Je prends un bon bain bien chaud, sur les conseils de la sage-femme de garde, je me relaxe un max, puis, quand tout est fini, je vérifie qu'on a tout au cas où c'est la bonne!

Tard, tard, le soir, on va se coucher...

 

Vendredi

... Sauf que je n'arrive pas à dormir. Les contractions me distraient. Je les note religieusement. Elles deviennent aussi un peu plus douloureuses. Puis, à 4h, je réveille Nounours. Ca fait 1h que j'en ai toutes les 5min! 

Je retéléphone à l'hôpital et j'explique ma situation. On peut y aller. Du coup, hop!, on prend les affaires, on vérifie qu'on a tout, on fait des bisous et des câlins aux poilus (je ne vais pas les voir jusque lundi minimum, les pauvres), et on est partis!

Une fois sur place, on me fait faire un monitoring, puis on m'ausculte, et on me dit de patienter le temps que le travail se déclenche. On retourne dans la salle d'attente, on marche, les contractions commencent à devenir vachement plus douloureuses, jusqu'à ce que je commence à avoir du mal vers 6h. On m'emmène enfin dans la salle d'accouchement. 

Les sages-femmes sont cool, ma tension est bonne, les contractions sont régulières, mais mon col a du mal à s'ouvrir, grrrrr... 

Il faut que j'attende jusqu'à environ 10-11h (je ne sais plus exactement) pour que la gynécologue de garde et le chef du service gynécologique viennent me voir. On me donne deux options: accélérer l'ouverture du col avec une intraveineuse (mais ça risque d'être plus douloureux plus vite) ou rentrer chez moi. 

Bon. Vous avez lu à quel point j'en avais marre d'être enceinte à ce moment-là. Puis, je veux pas dire, mais ça faisait déjà 12h que j'étais en travail... Donc j'ai pris la première option. Et le chef de service m'a dit que je pouvais avoir la péridurale! Youpiiiiie!

Sauf que... En fait, non. Les sages-femmes qui m'ont examinée ne voulaient pas, parce que je n'étais pas encore assez dilatée. Et donc, on a patienté. 

L'intraveineuse, laissez-moi vous le dire, c'était pas du gâteau. Moi qui ai horreur des piqûres, j'ai été gâtée! Apparemment, mais veines bougent et sont difficiles à piquer. Donc elle a dû s'y reprendre à plusieurs reprises et m'a piquée à 3 endroits différents avant d'y arriver... Je ne vous parle pas des bleus que j'ai eus après (pendant des semaines, d'ailleurs).

Et le produit qu'ils ont injecté... Wow! Ca a bien amplifié les douleurs. Tant et si bien que, vers 16h, elles sont devenues insupportables. A tel point que je pleurais. Moi qui ne supporte pas de pleurer devant des inconnus et qui ai quand même une tolérance à la douleur super élevée, j'ai été servie.Surtout que les douleurs que j'avais étaient différentes que ce que j'expérimente pendant mes règles. Eh oui, ça ne faisait pas la "ceinture de douleur" que j'ai toujours dans le bas du ventre et le bas du dos, mais c'était situé plus haut et ça ne faisait pas du tout la même sensation. Heureusement, la sage-femme a eu pitié de moi et a appelé l'anesthésiste! Oh yeah! 

Bon... la péridurale a clairement diminué la douleur, mais je la sentais encore, et, parfois, ça faisait encore super méga mal (mais c'était supportable). D'ailleurs, effet secondaire bizarre, je ne pouvais plus bouger ma jambe droite! J'ai pas compris pourquoi, mais du coup, pour changer de position, j'ai eu besoin d'aide, hihihi, et je ne pouvais pas me mettre à quatre pattes (a posteriori, ça aurait pas mal aidé de pouvoir me mettre comme ça, mais bon, j'y peux pas grand-chose et on ne sait pas changer le passé). Ma jambe gauche avait aussi du mal, mais moins. 

Vers 17h30, j'ai commencé à avoir la sensation de devoir aller aux toilettes, sauf que, bah, c'était pas top possible, en fait. Maintenant, je sais que cette sensation, c'était l'envie de pousser et expulser la bestiole de mon petit corps, mais mon col n'était pas encore totalement dilaté, et l'envie était gérable. En plus, petite bestiole récalcitrante, Nano était en position postérieure, c'est-à-dire que sa tête, au lieu de regarder vers mon dos, était orientée vers le ventre, qu'importe la position dans laquelle je me mettais...

L'envie de pousser est vraiment revenue à 18h30, et là, hop, on était partis! Et, super surprise, le gynéco de garde, c'était mon docteur! Yaaaay! 

S'en est suivie l'expérience la plus douloureuse, la plus longue et la plus difficile physiquement: la poussée!

Une heure. Voilà le temps que j'ai poussé. Normalement, avec le temps que ça prenait, plus la position de bébé, le docteur aurait utilisé un forceps et fait une épisiotomie, mais, comme j'ai insisté toute la grossesse de faire ça un max naturellement (sauf si c'était nécessaire, ce qui, apparemment, n'était pas spécialement le cas ici), il m'a laissé faire. Il m'a quand même aidé en étirant mon périnée (j'ai encore mal en y repensant, lol), mais je poussais apparemment super bien, malgré un périnée hypertonique qui rendait le passage de Nano plus difficile (en plus de la bête position dans laquelle il s'était mise, cette petite andouille de bébé). 

C'est vraiment dans ce genre de moment qu'on peut voir la nature d'une personne. Apparemment, en plus d'être courageuse, j'étais aussi la patiente la plus polie qu'ils aient jamais eue, lol! Je disais "s'il-te-plaît" et "merci" à chaque fois que je demandais de l'eau ou un petit pschit de spray d'eau thermale à Nounours, et "d'accord" à tout ce qu'on me disait de faire, hihihi! D'ailleurs, Nounours était super impressionné aussi (il m'a dit, alors qu'on était à l'hôpital et que j'étais crevée après mes malheureuses 5h de sommeil sur 72h que je ne savais pas à quel point j'étais forte).

Et puis, finalement, à 19h32, après 41 semaines et 2 jours de grossesse et un accouchement difficile, le petit bébé est né! 51.5cm, 3.815kg et un crâne de 36cm de diamètre. Une belle bête quoi! 

 

Dans un prochain article, je pense parler de mon séjour à l'hôpital et les difficultés que j'ai rencontrées!