Coup de gueule - Mon indignation face à la police bruxelloise

Publié le par Nimedhel

Il y a deux semaines, j'étais en boite avec des amies pour fêter mon anniversaire. à 3h du matin, mon petit-ami, G., me propose de venir me chercher en voiture, pour m'éviter d'attendre le Collecto (entreprise de taxis bruxellois).

Comme c'est un samedi soir, la police est partout, essayant de garantir la sécurité routière. Arrivé à la place Poelart, G. se fait arrêter pour contrôle de papiers. Tout est en ordre, sauf une chose: le contrôle technique. En effet, le contrôleur a remarqué quelques problèmes de la voiture, et mon petit-ami a donc, directement après, été au garage pour faire régler ces problèmes. Il a donc récupéré sa voiture la veille, un vendredi, à 18h. Impossible donc de repasser le contrôle! 

Ayant un papier du garage prouvant qu'il avait réglé le problème, mon compagnon pensait être tiré d'affaires. Mais que nenni! L'un des policiers, flamand et ne parlant que flamand, insiste pour emmener la voiture. Selon lui, une interdiction de circulation est une interdiction de circulation, point barre. Pas de concession. Les autres policiers, quant à eux, ont tenté de le raisonner, arguant que le conducteur avait les papiers du garage, mais rien n'y fit.

Arrêté dans le rond-point, au centre du rond-point, mon petit-ami a donc dû laisser sa voiture, laissé par lui-même au centre d'un rond-point, devant traverser seul, au risque de se faire écraser, sans qu'aucun policier ne propose ne serait-ce que de faire la circulation pour lui permettre d'atteindre le trottoir sans encombres.

Nous avons donc dû prendre un taxi pour retourner chez nous, en ayant la forte impression pour G. d'être un criminel. Parce que c'est ainsi qu'on l'a traité: comme un criminel. Tout ça, pour un papier.

 

Le lundi qui a suivi, vers 9h, nous nous sommes dirigés vers le commissariat de police où l'on nous avait dit d'aller pour récupérer la voiture. Arrivés sur place, nous remarquons que d'autres se sont aussi vus prendre leur véhicule, souvent pour des raisons stupides. L'un d'eux avait été interpelé par un agent, qui lui avait donné un papier qu'il devait mettre sur la voiture, disant que tout allait bien... et le lendemain, une autre patrouille avait embarqué la voiture sans prendre compte dudit papier. 

Nous avons attendu environ 30 minutes pour être reçus, et, arrivés au guichet, l'on nous dit que, pour récupérer la voiture, il faut d'abord aller à la fourrière payer l'amende. Nous avons donc déjà perdu 30 min. Ensuite, à la fourrière, on nous dit qu'il faut payer plus de 200€! 200€ pour ne pas avoir un papier en ordre, alors qu'on a un justificatif du garage. Alors que d'autres, ceux qui sont malhonnêtes, s'en sortent à meilleur compte.

Ensuite, je laisse mon compagnon retourner seul au commissariat, ne pouvant l'accompagner dans la voiture (un seul passager permis, pour une raison étrange) et devant me préparer pour aller en cours. Il est 11h.

Une heure plus tard, je reçois un sms de mon compagnon, me disant qu'il doit attendre encore une heure pour qu'un expert vienne lui donner l'autorisation de repartir. Lorsque celui-ci arrive, il faut encore que G. attende plusieurs heures pour qu'on daigne enfin examiner sa voiture - l'expert étant trop occupé à papoter pour s'intéresser à ce qu'il doit faire, c'est-à-dire, évaluer si une voiture peut retourner à son propriétaire ou pas.

Vers 15h, enfin, G. retrouve sa voiture... mais, une agente de police exige qu'il revienne directement après le contrôle technique pour montrer le papier. A 16h, donc, mon petit-ami revient au commissariat et montre le papier, obtenant pour toute réponse un "OK, c'est bon". 

Je précise que de toute la journée, il n'a pas eu l'occasion de manger entre le moment où nous sommes partis (9h) et le moment où a enfin pu retourner chez lui (16h).

Merci, le policier. Vraiment.

 

Après cela, il m'a confié que, s'il n'avait pas montré le papier du contrôle technique, il n'aurait pas eu tous ces problèmes, me parlant d'autres histoires d'amis qui avaient, eux aussi, eu des problèmes parce qu'ayant été honnêtes. L'un d'entre eux, contrôlé par la police, montre ses papiers et, par pure honnêteté, ose dire que le contrôle technique (donc pas lui, mais l'institution, notez bien) s'est trompé sur la date mise sur le papier. Et que fait le policier? Une amende de 50€, parce qu'une institution de l'état s'est trompée. Ok.

Sur Youtube, un homme poste une vidéo sur laquelle il a une amende pour n'avoir pas circulé sur la bande vélo, alors que, juste à côté, une voiture est parquée en double file. Mais le policier, même face à cette remarque, n'en démord pas, et ne va même pas donner un pv à la voiture en tort. 

Vraiment... Cela me révolte! Surtout que ce genre de choses ne se passe qu'à Bruxelles (ou en tout cas, je n'ai jamais entendu une affaire de ce type dans d'autres villes belges). Apparemment, les policiers bruxellois sont connus pour arrêter les gens dès qu'il le peuvent (ou, pour le mettre moins poliment, faire chier leur monde... désolée!), surtout ceux d'Anderlecht.

 

Le pire, dans cette histoire, est le sentiment qui découle de cette affaire: être traité comme le pire des criminels, ne recevoir aucun respect de la part des forces de l'ordre, être livré à soi... 

Mais j'avoue que ça ne doit pas être facile non plus pour les forces de l'ordre, parce que c'est le système entier qui est pourri jusqu'à la moëlle. Pas facile donc de faire respecter l'ordre comme il le faudrait... La bureaucratie rend les choses beaucoup plus lentes, le système judiciaire est laxiste, mais en même temps, on punit des gens qui sont en infraction mineure, alors que des violeurs, des meurtriers et autres criminels peuvent s'en sortir au bout d'à peine quelques années... Ce n'est pas normal.

A quand une réforme efficace de notre société?