Sweetie, petite fille virtuelle, contactée par des milliers de "pedobears" - Opinions

Publié le par Nimedhel

Terre des Hommes, une ONG particulièrement active dans le domaine de la défense du droit des enfants, a créé une petite fille philippine virtuelle de 10 ans pour dénoncer les prédateurs virtuels, aussi connus sous le nom de pedobears sur les réseaux sociaux. Cette action, qui a duré plus de dix semaines, a permis d'identifier plus de 1000 "prédateurs", selon Albert Jaap van Santbrink, président de la branche néerlandaise du groupe. Ces hommes étaient prêts à payer pour voir cette enfant virtuelle de livrer à des actes sexuels par webcam et ont été identifiés grâce à cela. 

Ce seraient environ 20.000 personnes qui auraient contacté "Sweetie", et ce, dans plus de 71 pays différents. De chiffres affligeants qui montrent à quel point les gens ont un sentiment d'impunité sur la toile. 

Cela montre aussi à quel point on sous-estime la portée de la pédophilie à travers le monde. Je me souviens, en tant qu'adolescente qui découvrait internet, le nombre de fois où des hommes de plus de 30 ans me contactaient pour me proposer des services de ce type.

 

Ce genre de comportement m'afflige, en tant que femme, mais aussi en tant qu'être humain. Comment ces hommes - parce qu'il s'agit bien souvent d'hommes - peuvent-il en arriver à désirer des enfants même pas pubères? Comment la société peut-elle laisser ce genre d'individus agir en toute impunité, alors que des milliers et des milliers d'enfants à travers le monde sont violés, exploités, sans que personne n'agisse?

J'applaudis cette initiative de Terre des Hommes, mais je me demande si cela fera bouger les autorités, ou si les politiques tenteront de se l'approprier dans le but de se faire élire par la masse. 

 

Il faut agir, et maintenant, pour éradiquer un phénomène qui n'a pas lieu d'être. Les pédobears doivent être punis. Il est inacceptable de laisser pareille chose se perpétuer. Ce n'est pas parce que nous sommes sur Internet que nous pouvons nous permettre d'agir comme bon nous semble, surtout pas quand il s'agit de profiter de l'innocence d'enfants pour assouvir des désirs inadmissibles.

Source: AFP

Source: AFP